Corticoïdes inhalés : impact sur la voix

La principale cause de l’asthme est inflammation des bronches, c’est pourquoi la base du traitement est constituée de corticoïdes inhalés complétés par d’autres classes de médicaments en fonction de la gravité des symptômes.

Les effets indésirables systémiques restent rares lors de l’utilisation des inhalateurs et sont liés à une ingestion accidentelle lors de la prise. En revanche les dysphonies ou modification de la voix, demeurent fréquentes malgré l’utilisation de nouvelles molécules et de dispositifs d’administration sophistiqués. En fonction des médicaments, leur fréquence varie de 5 à 10 %. D’apparence bénigne, cet effet indésirable est gênant au quotidien et peut conduire à une diminution de l’observance surtout chez l’enfant.

Il n’existe pas de recette miracle pour lutter contre les dysphonies, les recommandations habituelles sont de se rincer la bouche et de se gargariser après l’utilisation des corticoïdes inhalés. Cette habitude permettra d’éliminer le médicament déposé dans la bouche et la gorge. En revanche les cordes vocales restent hors d’atteinte. Une bonne technique d’utilisation permet de limiter l’apparition des dysphonies.

Dans tous les cas, en présence d’une modification de la voix persistante et gênante, il convient d’en parler avec le médecin prescripteur. En effet, cet effet indésirable peut être causé par une infection ou une autre pathologie qu’il conviendra de traiter.

Thierry-Basset

L’auteur de l’article

Pharmacien biologiste et à l’initiative du projet Ludocare, Thierry est un ancien responsable de laboratoire. Il met au service de la start-up ses connaissances et son expérience en tant que responsable médical. 

Thierry contribue au développement de la partie médicale des robots Joe et Léo, les compagnons des enfants asthmatiques et atteints de mucoviscidose. Les deux solutions seront commercialisées dès la rentrée 2019.